L’IDENTITÉ HUMAINE : UNE EXPLORATION À TRAVERS LES ARCHÉTYPES


Dans le tissu complexe de l’existence humaine, l’identité se présente comme une tapisserie riche et colorée, tissée de fils multiples, entrelacés à travers les âges et les cultures. Loin d’être un concept monolithique, l’identité se décline en une pluralité d’archétypes, chacun portant en lui les reflets variés de l’expérience humaine. Dans cette exploration, nous nous plongeons dans cette quête d’identité en constante évolution, tissant ensemble les fils de l’histoire, de la philosophie et de la psychologie pour dévoiler les multiples visages de l’identité.

L’Archétype du Héros : Depuis les mythes anciens jusqu’aux film modernes, l’archétype du héros incarne la quête de soi, le courage, la détermination et de dépassement de soi. Des figures mythiques comme Gilgamesh et Héraclès aux conquérants historiques comme Alexandre le Grand  ou Napoléon. Ou bien,plus proche de nous, des héros de fiction contemporaine comme Neo de Matrix. Le désir du subconscient collectif de prendre un modèle qui surpasse  les barrière du moi et transcende les identités nationales est immense, encore de nos jours.

L’Archétype du quotidien :Cette soif est comblé non pas comme dans l’antiquité par les mythes et légendes , mais par une identification  par le biais d’un héros au cinéma, qui, en l’espace de 2 h doit nous sauver de ce quotidien de routine. Car l’identité  dans notre temps se vit surtout à travers le tissue social ou on est née, ou on évolue. Ainsi que vers le schéma qui nous est inculqué à l’école, chez les parent ou à travers les réseaux sociaux, qui, à présent  font partie intégrante de notre identité numérique.

Depuis 10 ans, l’identité n’est plus seulement physique mais numérique donc, ce qui peut aussi bien enrichir, pour ceux qui savent comprendre mais aussi abrutir, par le nombre croissant de fausses informations, qui mettent à mal la réalité et s’introduisent ainsi à développer autour de nous une perception dévoyé et falsifié de la conscience identitaire.

Ce motif transcende les frontières temporelles et culturelles, et est appelé à devenir dans le futur une référence de notre identité. ce qui constitue un danger névrotique pour  une définition de la réalité de notre monde.

Mais, dans le sens bénéfique, cette connexion offre aussi un miroir dans lequel chacun peut contempler son propre voyage vers la réalisation de soi.

Car cette multitude de voies peut aussi enrichir la personnalité, si elle est utilisé à bon escient.

L’Archétype du penseur : En contrepoint du héros se trouve l’archétype du penseur, représentant la quête de sagesse et de connaissance. Des philosophes de l’Antiquité comme Platon, Socrate et Confucius aux visionnaires modernes comme Carl Jung et Nikola Tesla , le sage explore les profondeurs de l’âme humaine, cherchant à comprendre les mystères de l’existence. À travers la méditation, la réflexion et le dialogue, parfois même en œuvrant pour le bien être humain, en créant des inventions, bien souvent  en avance sur leur temps. Car le sage offre des perspectives qui éclairent les chemins de la compréhension de soi, de manière psychologique ou physique.

L’Archétype de l’Artiste : Dans les dédales de l’identité réside également l’archétype de l’artiste, exprimant la créativité et l’imagination. Des peintres et Sculpteurs de la Renaissance, comme Léonard de Vinci ou Benvenuto Cellini aux écrivains contemporains, les artistes capturent les nuances de l’expérience humaine, tissant des récits qui résonnent avec les émotions les plus profondes de l’âme. À travers leurs œuvres, ils nous invitent à explorer les recoins de notre propre être, révélant ainsi de nouvelles couches de notre identité.

L’Archétype du Rebelle : Enfin, l’archétype du rebelle défie les normes et les conventions, incarnant le désir de liberté et d’authenticité. Des révolutionnaires politiques comme Jean Jaurès et Gandhi et  aux icônes culturelles comme Jim Morrison et John Lennon, le rebelle refuse de se conformer aux attentes sociales, choisissant plutôt de suivre le rythme de son propre cœur. Leur courage inspire ceux qui se sentent emprisonnés par les limitations, ou les censures imposées par la société, les encourageant à revendiquer leur propre vérité pour les révéler aux peuples.

À travers les âges, ces archétypes se sont entrelacés pour former la riche tapisserie de l’identité humaine. Chaque individu porte en lui une combinaison unique de ces fils, façonnant ainsi une identité aussi complexe que fascinante. En explorant ces archétypes, nous sommes invités à contempler les multiples facettes de notre propre être, à embrasser la diversité qui nous rend humains, et à célébrer la richesse de l’expérience humaine dans toute sa splendeur, mais aussi dans toute ses contradictions.

L’Archétype du Conformiste : L’archétype du conformiste représente l’individu qui épouse les normes sociales établies et s’aligne sur les attentes culturelles et institutionnelles. Le conformiste cherche à se fondre dans le moule de la société, souvent par souci de sécurité, de confort ou de validation sociale. Il est enclin à suivre les règles établies et à éviter les confrontations avec l’autorité ou les conventions établies. Le conformisme peut offrir un sentiment de stabilité et d’appartenance, mais il peut également limiter l’expression individuelle et restreindre la croissance personnelle.Il est aussi le porteur du fondement des dictatures. Car le conformiste a été le rouage et le maillon essentiel des fanatismes rouge et brun comme le communisme et le nazisme.

Il est encore de nos jour le berceau du totalitarisme de toute nature ou religion.

L’Archétype du Lanceur d’Alerte : À l’opposé du conformiste se trouve l’archétype du lanceur d’alerte, qui incarne la conscience sociale et le courage de dénoncer les injustices et les abus de pouvoir. Les lanceurs d’alerte sont prêts à défier les normes établies et à prendre des risques personnels pour exposer la vérité et promouvoir le changement. Leur engagement envers l’éthique et la justice les pousse à agir au nom du bien commun, même s’ils doivent affronter l’opposition et un certain rejet de la société.

Similaire au lanceur d’alerte, le rebelle rejette les conventions sociales et s’engage dans des actes de désobéissance civile ou culturelle pour contester le statu quo. Les rebelles remettent en question l’autorité et les structures de pouvoir établies, souvent au nom de la liberté individuelle ou de l’autonomie. Leur refus de se plier aux attentes sociales peut être perçu comme une menace par le conformiste, mais il inspire également le changement et la progression sociale.

Bien que l’artiste puisse parfois se conformer à certaines conventions esthétiques ou à des attentes du marché, son essence réside dans sa capacité à exprimer librement sa vision unique du monde. Les artistes transcendent souvent les normes culturelles et explorent des territoires créatifs qui remettent en question les perceptions et les croyances établies. Leur travail peut servir de catalyseur pour remettre en question les valeurs dominantes et stimuler la réflexion critique au sein de la société.

En somme, alors que le conformiste tend à suivre les normes établies pour maintenir la norme sociale et personnelle, les lanceurs d’alerte, les rebelles et les artistes défient ces normes, chacun à leur manière, en promouvant la conscience, la liberté d’expression individuelle, qui prévaut sur le dogme ambiant.

Il y a aussi le conformiste brutal, qui s’oppose à tous les autres. Il émerge lorsque le désir de se conformer aux normes sociales s’accompagne d’une attitude agressive et oppressante envers ceux qui s’écartent de ces normes. Ce conformiste adopte un comportement rigide et autoritaire, imposant ses valeurs et ses convictions sans tolérance envers ceux qui les contestent. Voici quelques traits caractéristiques de cet archétype :

  1. Rigidité Morale : Le conformiste brutal adhère de manière stricte à un ensemble de valeurs sociales ou culturelles préétablies. Il rejette toute forme de déviation ou d’innovation, considérant les différences comme des menaces à son propre système de croyances.
  2. Agressivité et Intolérance : Contrairement à un conformiste plus passif, le conformiste brutal est enclin à exprimer son désaccord de manière violente ou agressive. Il peut recourir à l’intimidation, à la stigmatisation ou même à la violence physique pour imposer sa vision du monde.
  3. Autoritarisme : L’archétype du conformiste brutal cherche à exercer un contrôle absolu sur son environnement social. Il est souvent attiré par des positions de pouvoir où il peut imposer ses idéaux aux autres, souvent sans tenir compte de leur consentement ou de leur bien-être.
  4. Peur de la Différence : Le conformiste brutal ressent une profonde peur ou méfiance envers tout ce qui est différent de lui-même ou de ses valeurs. Cette peur peut conduire à des comportements discriminatoires, racistes, sexistes ou autres formes de préjugés.
  5. Résistance au Changement : Tout changement dans les normes sociales ou culturelles est perçu comme une menace par le conformiste brutal. Il s’oppose farouchement à toute évolution qui remettrait en question son autorité ou ses convictions établies.
  6. Intransigeance : L’archétype du conformiste brutal est caractérisé par son manque de souplesse mentale. Il refuse catégoriquement d’envisager d’autres perspectives ou de remettre en question ses propres croyances, ce qui le rend résistant à toute forme de compromis ou de dialogue constructif.
  7. Ces individus sont très représentés dans les fonctions publiques comme les forces de l’état.

En bref, l’archétype du conformiste brutal représente une fusion toxique entre la conformité sociale et l’agressivité autoritaire. Son comportement oppressif et intolérant peut engendrer des conflits et des divisions au sein de la société, sapant ainsi la liberté individuelle et la diversité culturelle.

La voie de l’identité  se résume en un exercice difficile de balancier, pour trouver le bon équilibre entre apprentissage de la personnalité, expériences et leçons de vie. ainsi qu’une pratique de l’observation de ses erreurs pour s’en servir à avancer, sans pour autant tomber dans le piège de la rigidité évoqué précédemment.

 

© ALEXANDRE SCHOEDLER


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